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La nouvelle renaissance du château de Candé

PATRIMOINE

Après dix-huit mois d’un chantier d’excellence, la restauration des façades et toitures du château de Candé touche à sa fin. Un monument est sauvé, et c’est tout son domaine qui trouve une nouvelle vitalité.


Bientôt, les enfants en visite scolaire au château de Candé ne pourront plus s’extasier devant le grand toboggan d’évacuation des gravats. Le complexe d’échafaudages sera démonté ; les ouvriers qui travaillent là depuis un an et demi partiront restaurer d’autres monuments. Au milieu de l’été, le château de Candé dévoilera son nouveau – ou plutôt son plus beau – visage, toutes façades et toitures refaites, à l’identique.
Débutés en janvier 2016, les travaux étaient nécessaires. « Nous commencions à avoir des infiltrations et des matériaux menaçaient de tomber au sol, explique Delphine Maurin, directrice du site. Cela compromettait la sécurité des visiteurs. » Il s’agissait également de préserver le mobilier national dont le château est dépositaire, ainsi que son fabuleux orgue Skinner, l’un des trois derniers au monde (et le seul en Europe) en état de marche.


Un ouvrage d’excellence
Contrairement à l’orgue, le château n’est pas classé. Pour autant, le Département, qui en est propriétaire, a eu pour sa restauration les mêmes exigences que pour un monument historique. « Notre parti d’intervention a été de tout faire pour conserver l’intégrité et l’authenticité du bâtiment, explique Romain Lelièvre, architecte à la direction de l’Éducation et du Patrimoine en charge du chantier. Nous avons réparé le maximum d’éléments d’origine. »
Pour les façades, il s’est agi d’appliquer un traitement pour les nettoyer, de restaurer les enduits défectueux et d’appliquer un traitement, avant que n’interviennent les sculpteurs. Pour la couverture, il a fallu retirer les ardoises existantes, démonter le voligeage et en refaire un nouveau, tailler les ardoises brutes et les poser (au clou), puis s’occuper des nombreux raccords d’étanchéité.

 

« Vivre au quotidien avec le chantier n’aura pas été facile, mais personne n’aura jamais vu le château aussi beau. »


En huit ans de métier, le chef d’équipe des couvreurs n’avait jamais participé à un chantier à la fois aussi grand et aussi complet. « En matière de couverture, tout ce qui se fait d’ouvrage d’excellence est regroupé ici », souligne-t-il. Comme beaucoup d’ouvriers présents sur le site, il a suivi la formation des Compagnons du devoir.
Que ce soit en matière de couverture, de maçonnerie et de pierre de taille, de menuiserie ou de peinture, le Département a fait appel à des entreprises locales spécialisées dans la restauration des monuments et réputées pour leur savoir-faire. Depuis dix-huit mois, celles-ci travaillent sans relâche malgré les contraintes dues à l’ouverture au public. Leur ouvrage est aujourd’hui bientôt terminé. Après la construction de son logis Renaissance au XVIe siècle, l’ajout de son aile néogothique en 1864 et les travaux de modernisation des années 1930, le monument entamera en juillet un nouveau chapitre de son histoire. « La restauration va sauver le château et donner une nouvelle vitalité au domaine », conclut Delphine Maurin.

INFOS PRATIQUES :
www.domainecande.fr

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